Je marchais seule,
Dans une rue mal éclairée,
Je sentais que quelqu'un me suivait,
Cet homme je le sais,
Ne s'inquiétait pas pour ma santé,
Au contraire il voulait me tuer
Enfin
Mon esprit se mourai
Le Diable enjoué, aventureux tentateur,
Ses caresses brûlent du feu de l'enfer.
Elles font fuir tous les sages apeurés,
Pour eux, il n'existe ni flammes ni éther.
Comme le crépuscule succède à l'aube,
La mort succède à la vie.
Comme la passion mène à la destruction,
L'amour mène à la haine
Condamné à errer dans les limbes de la mort,
Bruyant sont les hurlements des âmes déchues, dépourvues de corps
Et à leurs cris, j'aimerais ajouter le mien,
Je cris, mais je ne suis rien
Rien de plus qu'un grain de poussière
Perdu dans l'immensité du désert
La chaleur de la vie m'a quitté
La chaleur de l'amour m'a oublié
Le vent de l'espoir est partit
Et maintenant, dans mon c½ur, il fait nuit
Muet je demeure, à force d'avoir trop crié ma haine en vain
Amer est le goût de la vie,
Joyeuse sont les odeurs de la mort
Froid est mon corps, car il n'est que le reflet de mon c½ur
Je marche seul dans l¹ombre
Obscurité totale
Et c'est ton regard sombre
Qui m'a été fatal
Tu me dis :
« Tu pries dans le noir,
Tu pries dans l'espoir
Que l'on t'entendra,
Que l'on t'écoutera,
Mais tu ne sais pas
Tu ne sais pas qu'en haut,
Il n'y a personne,
Que quand minuit sonne
Effritant tes mots
Tes paroles sonnent faux.
Et c'est alors que viennent,
Dans les ténèbres informes
Toutes ces choses sans forme,
Toutes tes peurs anciennes
Qui violemment te prennent.
Puis tu cri dans la nuit,
Tes hurlements
Se perdant dans le vent,
Mais ne crois pas que nul ne t'entend
Je suis là pour toi »
Et tu reparti
Puis je réfléchi
Tu as raison
Dans un dernier soupir,
Faire brûler mon sourire,
Croire que je pourrais m'enfuir
Dans un tout dernier cri,
Faire brûler toute ma vie,
Croire que tout est fini,
Affronter mes ennemis
Dans une ultime étreinte,
Sur quelques braises éteintes,
Changer mon passé
Quand je me rends compte
Que ma vie n'est qu'un conte
Raconté aux enfants
Pour qu'ils dorment paisiblement
Le soir dans leurs pauvres plumards
Pourris, moisis
Un conte inventé
Créé de toute pièce
Pour pouvoir me rendre naïf
Et insubmersible
A la vie que je mènes
Alors je me dis
Que la mort est un cadeau
Qui elle aussi est un conte
Qui sert à me faire peur
Et à me faire aimer
Ma misérable petite vie
Il faut que j'aime la vie
Et la vie m'aimera
Pas si sûr
"Les vieux proverbes
Ne sont pas forcément les meilleurs"
Liquide lacrymal mouillant mes joues, ma peau
Lame de rasoir entaillant ma chair pitoyable
Lépreuse impression que la mort joue son tempo
Lune noire, vivre ici est chose effroyable !
Assassin le temps tue les amours, les passions
Aujourd'hui c'est à mon tour d'être sa victime
Acide la vie prends en sa possession
Aussi bien nos espoirs que nos rêves ultimes.
Renouvelant des souvenirs bientôt évanouis
Restent là avec moi mes regrets et mes larmes
Rythmant ma mélancolie embrumant la nuit
Rafraîchissant des images perdant leurs charmes.
Mon coeur pleure, en moi grandit la désolation
Monstrueux sentiment que le monde s'écroule
Muet j'endure la sévère sanction
Maintenant je suis bien seul face à la houle.
En mon esprit subtilement tu t'es immiscé
Elégiaque et fou vertige de l'asthénie
Et avec toi la dépression s'est esquissée
La vie n'est plus qu'une agonie
Maintenant je suis là,
A attendre que tu reviennes.
Mais pourquoi ai-je au tant besoins de toi,
Je crois que ce n'est plus la peine. . .
Des gouttes d'eau coulent sur mon visage.
Je ne sais plus distinguer la pluie des pleurs. . .
Dans mon esprit revient ton image,
Et maintenant je suis seule et j'ai peur. . .
Je regarde le sol mouillé,
La pluie inonde mes pieds. . .
Une flaque d'eau s'est formée,
Je voudrais m'y noyer. . .
Je t'attends, je t'aime,
Ma vie n'est que solitude
Je ne suis que lassitude
Condamné à errer dans vos villes infâmes
Forcé de côtoyer vos pauvres âmes
A vous voir jouer, vivre, et rire
Vous me donner envie de vomir
Vous hommes de soi-disant foi
J'ai bien entendu vos voix
Oh je ne crains plus vos croix
Elles ne m'emplissent plus d'effroi
Condamné aux ténèbres
J'en ai fait mon rêve
Privé de cette clarté
Dépossédé de mon humanité
Vous m'avez offert la peur
Je vous retourne la terreur
Vous par qui je fus maudit
Vous qui m'avez tout pris
Vous qui vous croyez à l'abri
Craignez désormais la nuit
Je vous invite à ma fête
Misérables que vous êtes
Veuillez entendre ma voix
Vous êtes désormais mes proies
Je vous réserve bien pire
La vie s'enfuit et jamais ne s'arrête,
La mort vient sur ces pas à étapes forcées
Mon amie, mon amour.
Sans peur et sans haine,
Je t'attends depuis toujours. . .
Quand viendras-tu chercher
Mon esprit, mon âme?
Me faut-il goûter
A la douceur d'une lame?
Elle est toute pour moi,
Je la sens, je frissonne;
Elle s'enfonce dans mon bras,
Je savoure, elle m'assomme. . .
Mon esprit s'en va enfin,
Je la vois, la mort;
Ca y est, c'est la fin,
Je n'ai plus de corps. . .
A travers de sombres détours,
Au fin fond de mon âme,
Au-delà même des larmes,
Jusqu'au point de non-retour,
Je plonge dans l'obscurité,
Telle une ombre dans un cimetière,
Retournant à la terre,
Dans l'ombre, je trouve la gaieté